Habitat rural vendéen : les bourrines (photographies de Jules-César Robuchon, 1890)

Les Creux-de-maisons

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Une nouvelle fois, Ernest Pérochon nous convie à partager la vie des plus déshérités de cette région du nord Deux-Sèvres : les valets de ferme. Publié d’abord sous forme de feuilleton en 1912 , le roman attire à priori notre attention sur l’habitat de ces pauvres gens mais, au-delà, ce sont les relations sociales et les liens affectifs que nous découvrons à travers l’histoire de Séverin Pâtureau.

« Il revoyait dans son souvenir le petit « creux de maison » où il avait vécu ses premières années. C’était une cabane bossue et lépreuse, à peine plus haute qu’un homme ; on descendait à l’intérieur par deux marches de granit ; il y faisait très sombre, car le jour n’entrait que par une lucarne à deux petits carreaux ; l’hiver, il y avait de l’eau partout, et cela faisait de la boue qui n’en finissait pas de sécher, sous les lits surtout ; il y avait des trous qui empêchaient les tabourets de tenir debout ; on les comblait de temps en temps avec de la terre apportée du jardin. »


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Références musicales :

Camille Saint-Saëns, Concerto pour violon N°3 en Si mineur Op. 61, Adagio (European archive, domaine public).
Pour le dernier chapitre : cloche de l’église saint André, Ruffec (prise de son personnelle).

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Livre audio gratuit ajouté le 08/07/2019.

17 Commentaires

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  1. Merci de m’avoir fait découvrir cet écrivain qui mérite un hommage sur ce site. Je continue de découvrir son œuvre après un début si prometteur.

  2. Il s’est comme un grand silence en moi à la fin de votre lecture.Pas de happy end ni de fin tragique.On sait que les grands malheurs sont derrière Severin.Ses bessons vont grandir.. avec de grandes espérances; A la fin en quelques mots l’auteur nous décrit la beauté mélancolique de la nature.Une esquisse d’une vie meilleure est suggérée .Nous sommes au début de la troisième République avec ses grandes lois.La pauvreté ne disparait pas mais une grande misère.oui.
    Merci; vous aviez le ton juste sans misérabilisme .Vous partagez avec l’auteur une certaine pudeur .Encore MERCI.

  3. Chers Claryssandre et Charpentier, j’ai choisi cette oeuvre pour le réalisme de son ton mais aussi pour ce témoignage sur la vie des oubliés de nos campagnes; ils méritent bien un peu d’intérêt et je suis ravi de vous avoir rencontrés à travers ces pages.

  4. Merci pour cette lecture agréable d’un auteur qui décrit si bien la vie de mes ancêtres, dans le bocage poitevin ou je suis né.

  5. Merci d’avoir pris le temps du commentaire;en espérant toutefois que vous n’aurez pas de mauvaises surprises! Au plaisir de vous retrouver entre de nouvelles pages.

Lu par Christian DoussetVoir plus

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