Cette courte et chaleureuse chronique de Jacques Lux (18..-19..) est parue dans la Revue bleue en 1910.
« Dans tous les ouvrages de Jane Austen, nous trouvons la romancière elle-même, femme quelconque de la vie ordinaire, prudente et soignée, affectueuse, point égoïste, industrieuse, sachant se dominer, spirituelle et bonne. Elle est assise dans son frais « parlour » bien rangé ; tandis qu’au dehors, le coucher du soleil est dans toute sa gloire, que les oiseaux chantent dans les bocages, que se déroulent, pour d’autres, les peines et les délices, que les cœurs meurent et s’enflamment – ou croient du moins subir ces émotions. Mais ici, dans la chambre fraîche et en ordre, nous savons que de telles expressions sont l’exagération des sentiments communs à toute l’humanité et probablement le résultat d’un tempérament hystérique ou d’une constitution dégénérée. »
Jane Austen (gravure colorisée).
Heureux de ce compagnonnage, Chantale !
Depuis la pandémie, je me réfugie dans l’œuvre de Jane Austen que je trouve apaisante. Ce cours texte vient de m’en expliquer la raison. Par ailleurs, votre voix, M. Luttringer, m’est devenue indispensable et accompagne mes moments de repos. Merci
Intéressante, cette opinion que Jane Austen soit une vraie réaliste.
Merci de la lecture! J’ai bien aimé l’écouter.