Edgar Poe s’amuse à traiter avec L’Homme d’affaires un sujet voisin de La Filouterie considérée comme science exacte.
Le méthodique touche-à-tout « homme d’affaires » se promène en Annonce ambulante pour tailleur, travaille à L’Offusque l’œil, à Assauts et coups, à La Boue comme cireur de bottes), à Éclaboussure de chien, « moud » de l’orgue dans les rues, joue à Poste-farce et enfin élève des chats pour vendre les queues ! Il nous explique avec humour ce qu’il fait et les raisons de ses changements de métiers.
« S’il y a quelque chose que je hais sur terre, c’est le génie. Vos hommes de génie sont tous des ânes bâtés – le plus grand génie n’est que le plus grand âne – et à cette règle il n’y a aucune exception. Ce qu’il y a de certain, c’est que vous ne pouvez pas plus faire d’un génie un homme d’affaires, que tirer de l’argent d’un Juif, ou des muscades d’une pomme de pin. »
Comment il procédait ? :
« Je m’étais posté dans un endroit excellent, un endroit central, et j’avais un cirage et des brosses première qualité. Mon petit chien était tout engraissé, et parfaitement dégourdi.. Voici quel était notre procédé ordinaire : Pompey, après s’être bien roulé dans la boue, s’asseyait sur son derrière à la porte d’une boutique, et attendait qu’il vînt un dandy en bottes éblouissantes. Alors il allait à sa rencontre, et se frottait une ou deux fois à ses Wellingtons. »
Merci, René Depasse !